© 2023 par Garde-robe. Créé avec Wix.com

  • b-facebook
  • Twitter Round
  • Instagram Black Round

PAR TAGS : 

Please reload

POST RÉCENTS : 

ME SUIVRE : 

  • Facebook Clean Grey
  • Twitter Clean Grey
  • Instagram Clean Grey

3 mois de pause (ou la fois où je me suis oubliée)

02/12/2018

 

3 mois. Ça fait 3 mois que je suis inactive sur mon blogue. Que j’anime mes réseaux sociaux presque uniquement avec le défi « 200 jours de style ». Ça fait aussi 3 mois que je n’ai pas lu un livre. 3 mois que je n’ai pas couru ou même marché. 3 mois que je n’ai pas rempli mon « bullet journal ». Ça fait 3 mois que je me suis oubliée. Et je me suis déçue.

 

J’ai laissé le travail prendre toute la place dans mon horaire et dans ma tête. J’ai aussi laissé les horaires de toute la famille avoir priorité sur le mien. Et j’ai pris mon temps à la maison pour accomplir des tâches ménagères. Et je me suis rendu compte au bout de quelques semaines qu’il ne restait plus de temps pour moi, Amélie, dans mon temps et dans mes pensées. Ce manque de temps pour moi me rendait plus irritable, plus fragile mentalement et physiquement. Je suis certaine que je ne suis pas la seule à vivre ce constat.

 

Après introspections et réflexions (j’ai réussi à continuer de méditer (5 à 10 minutes) tous les matins quand même!) j’ai dû me rendre à l’évidence que j’étais la seule coupable de cette situation. Je n’avais pas posé mes limites, j’ai accepté toutes les situations et j’ai décidé de tasser mes besoins. Pourquoi? Je n’ai pas d’autres réponses que c’est parce que c’est ce qu’on fait les femmes, les mamans. Parce que j’ai pensé à tous les autres, parce que je croyais faire pour le mieux. Parce que j’aime ma famille, mon monde, mon travail.

 

Sauf que le constat finalement c’est que le fait de tasser mes besoins (exemple : celui d’écrire et de créer) commençait à me frustrer. Et le fait de ne pas prendre de temps pour moi, pour décrocher un 10 minutes avec un livre, me rendait moins efficace, plus fatiguée, moins heureuse. Moins moi.

 

Dans les dernières semaines, je me suis donc retroussé les manches et j’ai opéré des changements dans mes habitudes et mes attitudes. J’ai commencé par accepter réellement l’aide qu’on me propose à la maison (merci à ma maman et à ma belle-maman pour l’entretien et les recettes). Ben oui! Ce n’est pas facile toujours d’accepter l’aide sans orgueil. Je l’ai tassé, lui, de ma vie et je l’ai remisé bien loin. J’ai ensuite demandé de l’aide au travail, avec humilité et sans faire ma Wonder Woman. Juste le demander et en parler ouvertement m’a fait aller mieux, c’est pour dire!

 

Aussi, je travaille à changer mon « mindset » et à voir les opportunités là où elles sont. Par exemple, on s’en va à l’aréna (#hockeymomlife)? Parfait! On se rejoint là-bas, je vais y aller en marchant. Je vais faire des commissions pour le travail avec une collègue? On en profite pour s’offrir un bon souper à la fin.

 

Finalement, lire et écrire me manquaient tellement que j’y pensais chaque jour! Pour la lecture, comme ça ne fonctionnait pas dans ma routine du matin (inspirée du miracle morgning) je l’ai plutôt intégrée à ma routine du soir et je m’efforce de terminer ma journée en lisant au moins 5 minutes. Je réussis la majorité des soirs, mais j’y travaille encore. L’écriture, et le blogue, est ce qui est le plus difficile à remettre dans mon horaire puisque c’est plus facile à faire quand j’ai une plage horaire libre d’environ une heure que par petits bouts de 5-10 minutes ici et là. Mais comme je me suis rendu compte que cette heure dans ma semaine contribuait grandement à mon bonheur et à mon bien-être mental, je me suis dit que je la méritais. Je la planifie donc dans mon agenda.

 

 

Je n’ai pas recommencé le « bullet journal », que j’adorais pourtant. Peut-être que j’y reviendrais un jour. Je remets les choses en place (à leur place) tranquillement, comme lors d’un grand ménage. C’est avec une pincée au cœur que j’ai remisé mon journal pour le dernier mois de l’année. Et je ne le recommencerais pas en janvier, pas sous cette forme. Je vous en dis plus dans un autre article.

 

3 mois sans vous écrire, même des choses plus futiles, ce fut long. Trop long. Par contre, je n’y vois plus un constat d’échec, mais un simple reflet de la vie, de ma vie, qui est comme un million d’autres, mais que j’ai le goût de partager par morceaux avec vous.

Please reload