• Amélie Boutin

Maintenant. Et après.


Il a suffi de quelques jours pour que notre quotidien soit complètement chamboulé. Les journées habituelles de notre vie de tous les jours font déjà partie de notre passé. Le futur, même rapproché, est difficile à imaginer, on sent que certains paramètres vont changer. Il nous reste maintenant, le moment présent.

Depuis l’apparition de ce virus, peut-être fais-tu partie de ceux pour qui la vie s’est transformée à une vitesse démesurée. Si tu es un employé qui travaille dans l’organisation colossale du système de santé ou pour faire fonctionner un service essentiel, je te lève mon chapeau et je te remercie. Peut-être que le reste de mon article te parlera quand même, peut-être pas? Ta réalité quotidienne étant très différente de la mienne, je ne peux pas m’imaginer parler pour toi.

Maintenant

Cesser de travailler temporairement, modifier notre façon de le faire, se retrouver en isolement chez-nous, gérer les enfants, vivre la solitude, annuler tout ce qu’on avait à l’horaire (rendez-vous, loisirs, soupers, etc.), rien de ça n’est pas facile et c’est très déstabilisant. Je ne suis pas immunisée contre les mauvaises journées et la négativité, j’ai vécu des moments de fragilisation, d’inquiétude et de tristesse, je vais sûrement en vivre encore. Cependant, je suis le type de personne qui s’efforce généralement de rechercher le positif et d’agir le mieux possible avec ce que la vie met sur ma route. Présentement, la vie m’offre une pause. Elle me présente un intervalle de temps pour moi, pour nous, sans pression sociale. Avec l’arrivée de la COVID-19, ce fut surprenant même affolant tout ce temps devant nous. Au début, ce fut traître tout ce temps. J’en passais beaucoup trop sur les médias sociaux et beaucoup trop à suivre les infos de la pandémie. Je me suis réajustée. Je m’imposais également énormément de pression pour « rentabiliser » tout ce fameux temps. Après quelques réflexions et introspections, j’ai plutôt changé mon « mindset » en préférant me demander de quelles façons je voulais VRAIMENT disposer de ce temps et ça m’a fait ressentir un bien immense. Certains jours c’est faire du sport, lire, jouer avec les enfants, préparer des suggestions pour mes élèves. D’autres jours, faire une sieste, paresser au soleil, déguster mon café très longtemps, parler au téléphone, écouter une série en rafale.

Et après?

Plusieurs ont utilisé l’expression « la vie est en pause », je suis d’accord. Mais je me pose aussi la question : quand on va appuyer sur « Play » quelle cassette j’ai envie de faire jouer. Je suis très reconnaissante d’avoir le temps d’y réfléchir. À mes yeux c’est un des aspects positifs qui va ressortir de ces temps difficiles. Des questionnements les plus importantes aux plus futiles! De qui je m’ennuie? Est-ce que mon travail me manque? Qui sont les gens avec qui je garde contact? Quels services me manquent? Quels loisirs j’ai hâte de pratiquer? Quelle est la première sortie que je veux faire? À quel restaurant j’ai le goût d’aller manger? Quels voyages j’ai le goût de planifier? Qu’est-ce que je n’ai pas envie de recommencer? Qu’est-ce qui n’est plus essentiel du tout pour moi? Je me dis que si collectivement on prend le temps d’y réfléchir on aura peut-être fait chacun un pas de plus vers notre bonheur qui se répercutera sur la collectivité.

J’écris ce texte en choisissant avec soin mes mots et avec bienveillance. Il se veut un texte de partage de mes réflexions sur mon moment présent et la crise actuelle que nous traversons. Si pour toi, cette crise est difficile à gérer, l’anxiété et la peur prennent le dessus, tes ressources ne parviennent plus à subvenir à tes besoins, va chercher de l’aide. Contacte le CISSS de ta région ou compose le 811, quelqu’un est là pour te répondre et t’aider. Si tu as besoin d’aide, des services sont là pour toi.

#bonheur #être

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